Une page préparée par Didier
Les restrictions de vitesses sont quasiment aussi anciennes que les automobiles. J'en veux pour preuve le "red flag act" de 1865 qui imposait qu'un coureur à pied devance les locomobiles en brandissant un drapeau rouge et qui, de surcroit, limitait la vitesse de ces engins à 6km/h en campagne et 3km/h en ville; alors qu'en 1861, 4 ans auparavant donc, les vitesses étaient respectivement limitées à 16km/h et 8 km/h. Est-ce la conséquence du terrible accident provoqué par le Joseph Cugnot qui, en 1771, percuta un mur à la folle vitesse de 3.5 voire 4km/h avec son fardier?
Plusieurs justifications sont avancées pour contraindre la vitesse des automobiles: la sécurité tout d'abord. Les lois de la physiques concernant la relation vitesse énergie est formelle: la vitesse a un effet (très) aggravant lorsqu'un véhicule rentre en collision avec un objet fixe, ou avec un autre véhicule; la pire des situations étant un choc frontal de deux véhicules circulant en sens contraire, car les vitesses s'additionnent. Qu'il me soit permis ici de préciser qu'il ne s'agit QUE d'un facteur aggravant et non d'une cause d'accident. Sans quoi, toute chose égale par ailleurs, la vitesse commerciale du TGV ne serait pas ce qu'elle est de nos jours. Certes la mise en place des contrôles automatisée s'est accompagnée d'un tendance baissière des statistiques du nombre de tués ce qui constitue une très bonne nouvelle. En revanche, je reste persuadé que l'analyse mérite d'être affinée et étendue dans la logique de la multiplication de l'effet "peur du gendarme" (c.f. Edito de Février 2009).
Autres temps, autres justifications: les économies d'énergie. A nouveau les lois de la physiques sont formelles: plus on roule vite plus la consommation d'énergie augmente. Mais à bien y réfléchir, les autorités sont-elles sincères? Car la taxation des carburants est une véritable vache à lait pour les finances des états, sans compter les impôts prélevés sur les bénéfices des compagnies pétrolières. La fibre écologiste de chacun est concernée pour juger de la validité de l'argumentaire.
Et si, tout bonnement il ne s'agissait que d'une bonne occasion pour créer des rentrées d'argent à bon compte? A en juger par l'organisation mise en place, les protocoles qui sont appliqués depuis la détection de l'infraction jusqu'au recouvrement des sommes, le caractère péremptoire de ces protocoles (il faut payer avant de contester, et quand bien même votre bon droit est avéré, vous ne pouvez pas recouvrer les sommes versées), il est raisonnable de se poser la question. Ajoutez y les conditions dans lesquelles sont effectués certains contrôles cinémométriques et le doute se renforce. Et lorsque ces conditions de mesures sont carrément illégales, voire dangereuses, le doute n'est même plus de mise. Voici pour vous en convaincre quelques exemples:
Pour bien comprendre ce qui va suivre, un peu de technologie ne nous fera pas de mal. Il existe plusieurs façons de mesurer la vitesse. Dans le cas des contrôles cinémométriques, un minimum de précision est exigée d'où l'utilisation de technologies avancées. Toutes actuellement mettent en œuvre l'effet Doppler. Lorsqu'une voiture passe près de vous en klaxonnant de manière continue, vous avez l'impression que le ton du klaxon change. C'est une des manifestations de l'effet Doppler. Bon, c'est bien gentil, mais çà voudrait dire que pour faire la mesure de vitesse, il faudrait en plus klaxonner? M'enfin! Plus vous vous rapprochez rapidement du cinémomètre, plus vous recevez d'ondes par unité de temps et plus la fréquence de l'écho sera élevée. A l'inverse, plus vous vous éloignez rapidement du cinémomètre, moins vous recevez d'ondes par unité de temps et moins la fréquence de l'écho sera élevée. CQFD.
"Radar classique"
La première famille de "radars" émet un champ électromagnétique à très haute fréquence (GHz) dans une direction donnée. Lorsque les ondes de ce champ rencontrent un obstacle, celui-ci en réfléchit une partie (un echo en quelques sortes), dont la fréquence est fonction de la vitesse de déplacement de la cible. Vous me suivez toujours? A côté de l'émetteur du radar, il y a un récepteur qui mesure la fréquence de l'écho et la compare à la fréquence de l'émetteur. Une petite règle de trois et le tour est joué. La vitesse est affichée. Exemples de "radars" utilisant un champ électromagnétique
| Le MESTA 206, surnommé le barbecue, utilisé à
partir de 1974 Ce radar a plusieurs inconvénients :
Il a donc été remplacé par le MESTA 208
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Le MESTA 208, surnommé "l'obus", a remplacé
le MESTA 206 depuis 1988. Il peut être utilisé à poste fixe ou embarqué dans
un véhicule. Le véhicule doit alors obligatoirement être à l'arrêt pour
effectuer les contrôles. Il peut être utilisé sous la pluie et ne nécessite
pas un angle de visée aussi précis. De plus, couplé à un détecteur optique,
le radar est activé uniquement lorsque le véhicule pénètre dans le faisceau. Le MESTA 208 peut être utilisé dans les conditions suivantes:
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Homologué depuis 1990, le MULTANOVA 6F peut
être utilisé soit sur un trépied, soit embarqué dans un véhicule à l'arrêt,
soit encore dans une cabine radar.
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Le MESTA 210 est une évolution du MESTA 208.
C'est le dispositif le plus utilisé en France dans le cadre du Contrôle
Sanction Automatisé. Couplé au système POSITIVE SVR-2000 dans sa version A,
B ou A2, il peut être utilisé aussi bien en cabine qu'embarqué dans une
voiture à l'arrêt
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Le MESTA 210C, surnommé "le hibou" est
une évolution du MESTA 210, qu'il remplace dans le cadre du programme des
radars automatiques. Il a quatre dénominations commerciales en fonction de
son utilisation,
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Tous ces systèmes doivent être installés selon un protocole précis, notamment pour ce qui concerne l'angle formé entre la trajectoire des véhicules mesurés et le faisceau émis. Or une publication bien connue des amateurs d'automobile a mis en évidence que cette procédure n'était pas suivie. Notamment en filmant en caméra cachée l'implantation d'un radar mobile mais aussi en constatant que les outils de mesurage (balise - en fait un cône, et décamètre ruban) étaient absents des véhicules procédant au contrôle mobile. L'éditeur n'ayant pas été attaqué en diffamation, il y a tout lieu de croire, ou plus exactement de remettre en question la sincérité des FDO.
"Laser"
L'autre famille de matériel utilise aussi l'effet Doppler, mais le "radar" n'émet alors plus un faisceau d'ondes électromagnétiques mais un faisceau laser. Ah bon, comme celui d'un pointeur? Ah non, parce que çà, ce serait dangereux et il serait quasiment impossible de viser la cible (laquelle bouge, je vous rappelle!). Il s'agit d'un faisceau assez large. Lorsqu'un objet en mouvement coupe le faisceau laser, l'objet réfléchit une partie du faisceau, mais la longueur d'onde du faisceau varie en fonction de la vitesse de la cible. Le traitement des données est identique au système précédent. Exemples de "radars" utilisant un faisceau laser:
Note: Les valeurs entre parenthèses correspondent aux amendes minorées
A partir de >=40 km/h, suspension immédiate du permis de conduire
Comment éviter les sanctions? En faisant de la marche à pied. Ouaf, très drôle...
En optant pour un régulateur de vitesse. Ce sont des équipements standards sur de nombreuses voitures d'origine américaine, des options parfois coûteuses sur les berlines haut-de-gamme. En revanche, on trouve des limiteurs de vitesse, qui provoquent un durcissement de la pédale d'accélérateur à une vitesse choisie par le conducteur. Et il est possible d'en installer un soi même!
En préparant son itinéraire. Croyez-vous que les pilotes de rallye s'embarquent à fond de ballon dans les lacets Corses, les tourniquets de l'arrière pays Niçois? Ils font des reconnaissance, disposent de road books, et de copilotes chevronnés (surtout ceux de chez Citroën !!!). Pareil pour les pilotes du dimanche que nous sommes: pas question de s'embarquer dans un parcours à vitesse soutenu sans l'avoir parcouru, une ou plusieurs fois tranquillement pour se familiariser. Les cartes qui indiquent les emplacements de contrôles fixes abondent. La "Sécurité routière" les publie sur son site Internet http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/infos-ref/regles/csa/csa.html.
Cà ressemble à un radar et çà n'en est pas un!
De profundis...
As a consequence of the number of accidents in France, the government decided that speed was the problem and set up a country wide action plan. This plan consist in the installation of fixed units and the use of mobile units both made of a speed controller remotely switching a camera equiped with a flash light. Most of the units are announced by specific signs. The ticket is generated automatically.